La Subsidiarité, la seule solution pour l’Europe [Dossier pdf]

par 16-12-2024Actions, Notes de l'IEP

L’Europe, comme creuset de paix, espace de coopération, est plus que jamais nécessaire dans un monde où les colères viscérales, les égoïsmes, les pulsions de domination reprennent intensité. Elle incarne un espoir de dépassement face au danger des nationalismes agressifs et aux visées impérialistes. Nous avons besoin de l’Europe pour faire face à un monde de chaos. Or, elle n’incarne plus cette attente. Elle est devenue un nœud de dysfonctionnements. Nous la voulons, et elle déçoit. Au mieux elleparalyse les énergies, et au pire attise les mauvais sentiments. L’Europe est lourde et pesante ; ne nous entraine plus vers l’avenir, et ne nous protège pas. Nous voici pris dans un étau : car la vouer à la déconstruction libèrerait des forces insoupçonnées ; et la porter aux nues, au prix du délitement des communautés nationales et l’écrasement des Etats, conduirait, tout aussi surement, à sa perte par un rejet massif et donc à son effondrement. Alors que faire entre ces deux extrémismes qui s’affrontent ?

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On entend parler de réforme et de relance de l’UE depuis pratiquement sa création. Et cela dit combien ce sujet est complexe si on veut sérieusement s’y attaquer dans un esprit de réalisme et sans céder à la tentation de verser dans l’affrontement des oppositions idéologiques. Ainsi faut-il réfléchir et s’engager dans une logique de réforme intelligente en impliquant les différents corps intermédiaires compétents. Notre objectif est vraiment très ambitieux. Et quel que soit le chemin que l’on choisisse pour l’atteindre, cela devra passer par le jugement final des citoyens. Parler de l’Europe, de ses perspectives de relance et de réforme, est devenu complexe. D’une part, parce que la société politique aborde trop souvent ce sujet de manière idéologique et d’autre part, parce que les citoyens européens eux-mêmes, ne comprennent rien à l’enchevêtrement des dynamiques politiques, économiques, juridiques et maitrisent encore moins les mécanismes institutionnels. En outre, les discussions politiciennes risquent de paraître bien ennuyeuses si elles ne rejoignent pas les attentes populaires.

Le principe de subsidiarité semblerait permettre d’ouvrir une perspective nouvelle car il s’impose de plus en plus dans l’écosystème européen. Mais il revêt diverses formes difficiles à appréhender, de l’autonomie à la responsabilisation jusqu’à la délégation ou encore la suppléance. Il est souvent revendiqué dans la politique, la vie

économique, la vie sociale dans divers domaines. Mais est-il toujours bien compris et, de ce fait, bien appliqué ? Les institutions européennes l’appliquent-elles de manière correcte ? La constitution Européenne permet-elle vraiment aux citoyens dit « actifs » de participer directement à l’exécution de certaines contributions et que ce concours est valorisé par les collectivités publiques des différents échelons en Europe ? Il s’agit aussi de promouvoir le principe de subsidiarité dans sa dimension « horizontale » permettant aux citoyens de participer de manière pro-active à l’administration territoriale à tous les niveaux en Europe.

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